Mardi 10 novembre 2009

Trouver le sens de ma vie

Voilà ce qui hante mes nuits

Ce sentiment d’être asservi

Par tour les refus que l’on essuie

Vouloir savoir qui je suis

Pour trouver un but à poursuivre

Que mes chimères restent enfouies

Et que mes rêves aient la force de vivre


Par Anoma
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Vendredi 6 novembre 2009


La solitude me pèse, qu’est c’qui s’passe ?

Qu’est ce qui m’presse tant, m’oppresse tant, me stresse tant ?

J’manifeste mon mal être dans la froideur de mes larmes

Dans la noirceur de mon âme infestée, qu’est ce qui s’trame

J’trime trop pour arriver là où j’veux

D’où j’viens je l’sais, mais ignore encore là ou j’vais

Là où j’vis, l’homme est gangréné par l’envie

Là où j’vis, les déviances sont des désirs à assouvir, asservis

On passe son temps à tenter de réduire son malheur

Au lieu de tout faire pour construire notre bonheur à l’heure…

Où les fins d’mois sont des ch’mins d’croix

Ou les gens s’croisent et les mains s’ferment, ou les gens s’toisent

Y’a plus d’histoires d’amour, que des histoires de couples

On ne s’fait plus la cour, on fait du charme et  on s’accouple

On n’s’écoute plus, nos costumes sont des coups d’pubs sur nos coutumes

Et nos copines sont des coutures sur les coupures de nos coups durs

A coups sur, On recherche tous l’amour de nos pairs

Mais quand on le perd la peur devient notre seul repère

L’impermanence nous perturbe, nos habitudes perdurent

Et on s’complait dans ces schémas où l’imprévu est une ordure

Nos ordis ont pris la place de nos voisins

On n’s’ parle plus et nos échanges ne valent plus rien

Chacun vis dans sa bulle, danse dans son propre bal

Le mal fait des émules, le bien est mis à mal

Est-ce maladif, du mal à dire si l’homme est à aimer ou à maudire

Du mal à taire mon mal de vivre même terre à terre je psalmodie

Les sales manies qu’on manipule nous galvanisent

Les avanies qu’on inocule dans nos écrans nous tétanisent

On analyse, on analyse et au final on n’agit plus

On banalise tout c’qui nous tue, c’qui peu à peu nous a perdus

L’homme est un loup pour l’homme, pour ne pas dire un chien

Nos consciences n’ont plus d’âmes, l’humanité s’éteint

On s’étreins c’est vrai mais on lâche prise au moindre faux pas

On n’pardonne plus et on s’épuise sur un faux plat

On s’dit qu’il ne faut pas, mais nos fautes n’ont plus d’gènes

On reçoit plein d’faire parts mais tous ces mots manquent d’oxygène

J’vois le monde du mauvais œil, j’regarde du mauvais angle

Mes poésies forment un recueil que je dédie aux mauvaises langues

                               Parce qu’à la longue les jugements qu’on peut avoir ne me vont plus

Et si tu m’lis sans discernements bah tu ne verras que mon cul ….

 

 

 

 

 

Par Anoma
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Mercredi 7 octobre 2009


Qu’est c’qu’on peut faire face à notre tristesse

A part se battre et attendre ?

Attendre qu’un événement nous redresse

Qu’est ce que la vie veut nous apprendre

Que ceux qui ont la réponse me réponde

Que les autres se taisent

Je n’ai pas besoin de la morale de ce monde

Et que ma personne soit l’objet d’une thèse

J’n’ai pas besoin que l’on m’écoute

J’ai juste besoin qu’on me comprenne

Pourquoi mon cœur est en plein doute

Pourquoi ma joie reste à la traine

J’n’ai pas juste besoin qu’on me comprenne

J’ai aussi besoin que l’on m’accepte

J’cache ma gentillesse pour pas qu’on la traine

Car c’est la seule chose qui me reste

Je me préserve au détriment d’mes proches

Pourtant je ne vis que par eux

C’est à leurs sourires que je m’accroche

Et je n’reste fort que pour eux

Comprend ma solitude sans me plaindre

Comprend mon silence sans le craindre

La sollicitude je la crains

Et mes confidences en sont pleines

J’plane au dessus de ma vie

Je ne fais que la survoler

Au plus ma trajectoire se dévie

Au plus j’ai peur de m’la faire voler

C’est l’histoire du serpent qui s’mord la queue

De l’être qui s’plaint mais se complait

Mon cœur cache le bonheur en son creux

Dans la plus profonde de mes plaies

Et j’avoue qu’l’image que j’donne

Est la plus facile à afficher

J’implore ma vie pour qu’elle me pardonne

D’avoir passer 27ans à tricher

Mon austérité est égoïste

Elle manque de sagesse et d’altruisme

Mon sourire est celui d’un fumiste

Et ça n’a rien d’un euphémisme

Tu vois la dureté de mes propos

N’est pas réservé à autrui

Et la mélancolie de mes compos

C’est un peu de tristesse qui s’enfuit

Comprend ma solitude sans la vivre

Mon silence sans le juger

C’est la sollicitude qui enivre

Et qui dans mes confidences va s’réfugier

Mes mots justes sont si rares

Que je n’maitrise pas leurs portées

Car la sagesse n’est un art

Que lorsqu’on sait comment la porter

On s’comporte en victime

Pour des broutilles on baisse les bras

Prêt à tout pour des centimes

Jusqu’à souiller nos propres draps

Et tu vois, j’me demander comment faire

Face à la tristesse qui nous mal mène

Comment la faire taire

Comment briser les maillons de cette chaine

La combattre et attendre ??

C’est comme se battre et se rendre

Faut accepter et passer outre

Pour qu’les brindilles n’deviennent jamais poutre

 

 

 

 

 

Par Anoma
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Mercredi 16 septembre 2009


Des enfants qui ont faim

Orphelins, misérable destin

Intestin cancéreux

Et nous on se plaint d’pas être heureux …

Des hommes qui perdent leurs mômes

Des mômes qui s’démènent dans des mines

Des mines qui sautent dans des jardins

Et nous on s’plaint de ne pas pouvoir en avoir un

Des femmes qu’on vend

En vantant leur pureté

Epouvanté, nuits éprouvantes

Et nous on s’plaint, trop émouvant

 

Y’a toujours pire ailleurs

Ca on l’sait mais ca ne nous fait plus rien

On s’plaint de tout,

D’ailleurs on s’plaint pour rien !

 

Des enfants que l’on arme

Face à l’armé sans alarmé personne

Ces larmes qui piègent des mouches

Pendant qu’on s’plaint du prix de nos douches

Des familles dans le deuil

Des cercueils sur le seuil de nos vies

Cendrillon en maison d’accueil

Et nous on s’plaint de n’pas combler nos envies

Des gamins nés sous X

Des femmes sous rayon X

Des innocents qu’on emprisonne

Pendant qu’on s’plaint On papillone

 

Y’a toujours pire ailleurs

Ca on l’sait mais ca ne nous fait plus rien

On s’plaint de tout,

D’ailleurs on s’plaint pour rien !

 

Des obus sur des écoles

Des écoles qu’on ne peut pas fréquenter

 Des enfants qui racolent

Et nous on s’plaint d’notre couverture santé

Des génocides que l’on tait

Des mensonges historiques éhontés

Des dignités humaines hottées

Et nous on s’plaint d’nos bâtiments squattés

Des famines et des épidémies

Les éphémérides d’une vie abandonnées

Des civils prient pour des ennemies

Et nous on s’plaint du h1n1

 

Y’a toujours pire ailleurs

Ca on l’sait mais ca ne nous fait plus rien

On s’plaint de tout,

D’ailleurs on s’plaint pour rien !

 

Des balles perdues dans le corps d’innocents

Des innocents emprisonnés et battus

Des battues sanguinaires dans des maisonnées

Et nous on s’plaint pour un peu d’monnaies

Des guerres civiles pour la liberté

Des plumes tranchées par sécurité

Des vérités qui peuvent tuer

Pendant qu’on s’plaint d’être manipulé

Des séismes et des inondations

La sécheresse et la malnutrition

C’est la vraie misère que je vous livre

Pendant Que nous on s’plaint de vivre

 

Y’a toujours pire ailleurs

Ca on l’sait mais ca ne nous fait plus rien

On s’plaint de tout,

D’ailleurs on s’plaint pour rien !


Par Anoma
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Jeudi 10 septembre 2009





Elle est la … latente

Dans l’attente d’une ouverture

Elle guette, nonchalante

La lente percée d’mon écriture

Elle monte, tout doucement

Semant le trouble dans mes pensées

Tapis dans l’ombre, ses mouvements

Mentalement vont m’offenser

 

Elle m’assaille sans répits

 Lorsque j’essaye de m’assagir

Ira au clash par dépit

Mais ne craindra jamais le pire

Elle me fait perdre mes moyens

Et me fait regretter mes gestes

J’estime à tort qu’elle fait du bien

Lorsque qu’elle balaye tout le reste

 

Elle m’emporte dans ces contrées

Ou la logique n’existe plus

Plus elle s’impose sans se montrer

Au plus je me sens perdue

Elle gagne du terrain

Rince les plaies, les cautérise

Elle est froide au creux d’mes reins

Reine des songes qu’elle paupérise

 

Elle règne sur ma vie

Evidement sans qu’on la voit

Elle attise mes envies

Viscéralement montre la voie

 Elle gagne son combat

Sans jamais vraiment donner de coups

Coupé du monde, c’est vers le bas

Qu’elle attire tous ceux qui l’écoutent

 

Elle a l’pouvoir des décisions

Face à la sagesse qu’on n’maitrise pas

Parle peu dans la confusion

Mais profite toujours de son repas

Elle est juste la parole du pauvre

La voix de l’esprit défaillant

Haillons en peau de fauve

Apparence de faible mais mental vaillant

 

Elle, elle n’est que la colère

Rien d’plus que c’que mon cœur ne tolère

Elle, elle n’est que la colère

Sentiment bien plus que séculaire

Elle, elle n’est que la colère ….


Par Anoma
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Samedi 29 août 2009

L’encre coule à flot

Je suis ivre de ses mots

Pris dans un espace clôt

J’livre quelques maux

Elle Immacule mes feuilles blanches

M’accule dans une impasse

Parfois je lutte, souvent je flanche

Elle m’accuse d’être de glace

 

L’encre est tout c’que j’ai

L’encre est tout c’que j’aime

Elle fait naitre des projets

Au travers de mes poèmes

Elle me pose face aux problèmes

Et m’impose de les combattre

Elle est devenue l’emblème

Du plus beau de mes théâtres

 

L’encre est une chance

Elle est ancrée dans mes gènes

L’encre est une danse

Aux limites de l’obscène

Elle met à nue ce qui s’en serve

Et aguiche ceux qui observent

Elle obsède ceux qu’elles rencontrent

Et l’homme cède quand elle se montre

 

L’encre est une femme saine

Qu’on respecte pour ce qu’elle donne

L’encre est une femme sainte

Qu’on compare à la Madone

 

L’encre est exutoire

Certains disent échappatoire

L’encre est parfois noire

Mais c’est la seule qu’il faut croire

 

L’encre me fait défaut

Quand mon cœur lui fait de l’ombre

L’encre est une faux

Face à l’herbe de mes pensées sombre




Par Anoma
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Vendredi 28 août 2009

Y parait que seuls les écrits restent

Alors j’ai écris des tas de belles paroles sans jamais y joindre le moindre geste

C’est vrai qu’on gesticule énormément

Pour n’être au fond  qu’un ornement

Faut qu’on nous voit qu’on nous adule

Et surtout que personne n’entre dans notre bulle

 On s’balance au bout du fil qui nous relie à l’image que l’on se donne

Bras ballant on se défile parce qu’on sait que le temps nous pardonne

La part de nous que l’on donne, c’est juste celle dont on n’veut plus

Juste celle dont on est sur qu’en ressortant on aura plu

On parle, on parle, on parle, on s’perd en palabre

Mais la forêt qui pousse fait moins de bruit que la chute d’un seul arbre

On parle, on parle, on parle on s’perd en palabre

On parle jusqu’à ce que nos mots deviennent aussi tranchants qu’un sabre

On s’abrite sous une taule de silence quand le ciel gronde

Et on s’agite lorsque sur nous sont braqués les regards de tout l’monde

On s’montre et on s’ment parce que la simplicité nous fait défaut

On vît honteusement à cacher le vrai pour avoir le faux

On prêche tous comme il faut, on est tous bon en théorie

Mais la pratique fait de notre bonté une simple météorite

Le fait est que nos rites  régissent nos vies et  nous asservissent

On ne pense plus qu’à nos envies et on rechigne à rendre service

On serre la visse de nos vices, de nos vies on reste novices

Et notre altruisme a la durée de vie d’un vulgaire feu d’artifice

Chacun fixe ses propres règles pourtant ce jeu universel

C’n’est pas l’humanité qui se dérègle c’est nous qui n’en connaissons qu’une parcelle

On parsème nos discours de moralité et de savoir vivre

Mais on vit comme si tout avait été écrit dans un livre

On part s’aimer en parlant de virilité et d’avenir

Mais on s’quitte lorsque la stérilité s’avère nous appartenir

Ce monde est aveugle, est rare sont ceux qui voient

Et li ne faut pas croire mais tous les borgnes ne sont pas devenus rois

On croise le fer pour être sur que nos idées s’imposeront

Et mes vers ne seront jamais que le sang que la colère ne versera


Par Anoma
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Samedi 22 août 2009

On rêve tous de la vie parfaite

Mais s’en donne-t-on vraiment les moyens

On rêve que chaque jour soit une fête

Etre le borgne au royaume des non voyants

On parle de chance ou de guigne

De destin, de fatalité et de signes

On pense à demain au quotidien

Mais j’ai compris cet été que demain c’est tellement loin

On se plaint pour presque rien

On se croit fort face à la vie

On n’vit que pour se faire du bien

Et inlassablement nos trajectoires se dévient

On se plante dans nos habitudes

On n’voit même plus que nos habits tuent

Dans un tourbillon de turpitudes

Tous nos cris de douleurs se sont tus

 

On rêve tous d’une vie sans encombre

Mais on n’a pas tous les mêmes moyens

Certains naissent dans des décombres

Et d’autres dans le plus cossu des foyers

Encore une fois on parle de chance et de guigne

On dit que tout est écrit comme dans un livre

Mais on a tous un stylo pour les interlignes

Pour écrire nos vies et pour les vivres

On se croit tellement fort face à nos faiblesses

Que l’on craque lorsque les faits blessent

On trouve refuge dans notre amertume

Ou dans le sang qui coulent de nos plumes

On pense à tort que l’on est seul

Face aux difficultés quotidiennes

Moi j’ouvre grand ma grande gueule

Pour dire aux miens que leurs souffrances sont les miennes


Par Anoma
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Jeudi 30 juillet 2009


Puis je sortir de ma cage
Et prendre mon envol
Laisser exploser ma rage
Et arréter de jouer un rôle

Puis je défaire cet emballage
Cette image qui me colle
Changer de point d'ancrage
Puis je quitter le sol ?

Car le regard des gens
M'enferme dans une case
Et m'écrase

Car le regard des gens
Nous positionne à sa guise
Et nous méprise

Puis je laisser paraitre
Ce que je suis vraiment
Vous laisser quelques lettres
sur mon désagrément

Puis je parler sans être
sans être pris pour dément
Rester mon propre maitre
Puis je vivre differement ?

Car le regard des gens
M'enferme dans une case
Et m'écrase

Car le regard des gens
Nous positionne à sa guise
Et nous méprise



Par Anoma
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Vendredi 24 juillet 2009

Allongé sous la celeste voute, Mon coeur se leste et la colère m'envoute
Et ne m'en voulais pas si le pids de mon silence ne fait que m'vouter
Je ne fais que douter, de tout et de tout l'monde, à travers ma propre personne
Je n'ai plus fois en mon propre monde, je n'ai même plus fois en ma propre personne
J'parsème mes texte de vérités et ma sévérité n'a dégal que ma sincérité
Et cette dernière se cache derrière un manque naturel et flagrand de maturité
Ma timidité n'est rien, je ne suis qu'un être réservé sans rien à preserver
Asservi et enervé, en bref un con qui fait comme si personne ne savait
Cupidon n'a pas d'SAV, il nous lache avant qu'on en soit sevré
Et même si je sais que l'amour est vrai le mien est mort le jour ou on me l'a enlevé
Il m'a donné des ailes, mais je n'ai même pas eu le temps de m'envoler
Désormais je sais que l'amour est une séquelle à partir du moment ou elle est dévoilé
Car la femme de ma vie, n'aura été que la femme des mes nuits
Et à courir derrière mes envies je n'ai rattrapé que mes propres ennuis
Depuis, j'me suis vidé, je n'ai plus la force de m'évader
Du donjon de mes pensées je ne vois que mon humanité se dégrader
Aujourd'hui j'décompense et prend du grade ...
Au palais du silence, je suis devenu garde ....
Par Anoma
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